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Haïti - FLASH : Haïti sur la liste noire de la honte 02/07/2016 07:29:13
Jeudi, le Département d'État a publié son rapport annuel sur la traite des personnes dans le monde, qui évalue dans quelle mesure les différents pays répondent aux normes pour lutter contre ce fléau, établi dans une loi américaine en 2000. Les États-Unis ont mis à jour leur « liste noire » des pays ne respectent pas les normes minimales et qui n’en font pas assez pour lutter contre le fléau qu’est le trafic d'être humains ou l'esclavage, ajoutant sur cette liste noire de la honte, pour 2015, 8 nouveaux pays : Haïti, le Suriname, la Birmanie, Djibouti, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Soudan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan qui rejoignent les 18 autres : l'Algérie, la Biélorussie, le Belize, le Burundi, la République centrafricaine, les îles Marshall et les Comores, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, la Gambie, la Guinée-Bissau, l'Iran, la Corée du Nord, la Mauritanie, la Russie, le Sud-Soudan, la Syrie, le Venezuela et le Zimbabwe. Soulignons que Cuba retirée l’an dernier, reste dans ce rapport mais dans la catégorie « observation spéciale » en raison de ses « efforts considérables » pour éliminer le travail forcé et l'exploitation sexuelle, répandue sur son territoire. « Quand on parle de la traite, nous parlons de l'esclavage, de l'esclavage moderne, qui touche encore 20 millions de victimes [...] » a déclaré en conférence de presse, John Kerry, le Secrétaire d'Etat lors de la présentation du rapport. L’inscription sur cette « liste noire » n’est pas sans conséquence, elle ouvre la porte à l'imposition de sanctions économiques, le gel de l'aide non humanitaire et non commerciale et le refus d’accorder des prêts d'institutions multilatérales. Le Président américain Barack Obama, a maintenant 90 jours pour décider d'appliquer ou non des sanctions sur les pays de cette « liste noire ». La décision d'inclure Haïti sur cette liste, est le résultat du peu d’efforts des gouvernements successifs pour lutter contre la traite et l’exploitation de personnes. Haïti, avec plus de 200,000 « restavek » (environ 3% des enfants du pays) https://www.icihaiti.com/article-16846-icihaiti-social-plus-de-200-000-esclaves-domestiques-de-moins-de-15-ans-au-pays.html pratique une forme d’esclavage domestique centenaire, déguisée sous forme d'entraide sociale, qui permet en fait d'avoir une main-d'œuvre bon marché. Cette pratique, à bien des égards, s'apparente à un système d'exploitation. Comme l’avait déclaré Charles Jean-Jacques, alors Ministre des Affaires Sociale, en mai 2014 « il est inconcevable au XXI siècle, dans un pays qui a aboli l’esclavage, d’avoir des enfants vivant comme des esclaves ». Lire aussi : https://www.haitilibre.com/article-11583-haiti-politique-les-restaveks-a-l-agenda-du-cidp.html https://www.haitilibre.com/article-2037-haiti-social-pere-miguel-l-espoir-des-enfants-restavek.html SL / HaïtiLibre
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