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Haïti - FLASH : Réaction de l’Ambassade d’Haïti à l’intervention antidémocratique des membres du congrès 30/04/2021 09:48:32
Après que les représentants Gregory W. Meeks, Président du Comité des affaires étrangères de la Chambre et Hakeem Jeffries, Président du caucus démocrate de la Chambre, aient envoyé une lettre, signée par 68 membres, y compris tous les démocrates du sous-comité de l'hémisphère occidental, au secrétaire d'État Antony Blinken encourageant les États-Unis à réévaluer leurs politiques en Haïti. 24 heures après cette lettre, l’Ambassade d’Haïti a Washington D.C. a déploré « Au nom de l'Administration Moïse, l'Ambassade de la République d'Haïti est extrêmement préoccupée par le fait que certains membres du Congrès américain proposent un changement de régime pour remplacer le Président démocratiquement élu », note dont nous reproduisons l’intégralité : Note de l’Ambassade d’haïti à Washington : « Au nom de l'Administration Moïse, l'Ambassade de la République d'Haïti est extrêmement préoccupée par le fait que certains membres du Congrès américain proposent un changement de régime pour remplacer le Président démocratiquement élu, en contradiction flagrante de la Charte démocratique inter-américaine. Le Président Jovenel Moïse s’est engagé à organiser des élections et à assurer une transmission démocratique du pouvoir en Février 2022. La lettre datée du 26 avril 2021, adressée au Secrétaire d'Etat, Antony Blinken par les Présidents de Comités Gregory Meeks (NY-5) et Hakeem Jeffries (NY-8) https://www.haitilibre.com/article-33583-haiti-usa-68-membres-du-congres-americains-mettent-en-garde-l-administration-biden.html constitue une attaque du processus démocratique du pays et contredit les positions des Nations Unies, de l'Organisation des Etat Américains (OEA) et d'autres partenaires internationaux au sujet des prochaines élections. En coordination avec les institutions internationales, le Gouvernement d'Haïti a publié le calendrier relatif au referendum constitutionnel et aux élections parlementaires et présidentielles, comme suit: - 27 juin 2021: Referendum sur la nouvelle Constitution - 19 septembre 2021: Premier tour des élections présidentielles et législatives - 21 novembre 2021: Second tour des élections présidentielles, législatives et locales - 22 janvier 2022: Proclamation des résultats définitifs des élections Le Gouvernement Haïtien a travaillé avec les amis et alliés du pays, y compris l'OEA et les Nations Unies, afin de garantir l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques. Les efforts déployés pour fournir des caties d'identification nationales, servant aussi de cartes électorales, à tous les électeurs potentiels aussi bien en Haïti qu'à l'étranger, pour la première fois, témoignent de la détermination du Gouvernement à assurer le bon déroulement du processus. Au 28 mars 2021, environ 4.5 millions de citoyens Haïtiens ont été enregistrés https://www.haitilibre.com/article-33594-haiti-actualite-zapping.html . Les efforts du Président Moïse pour parvenir à un consensus politique afin de former un Gouvernement d'unité nationale constituent une preuve additionnelle de son engagement pour mener à bien le processus électoral. Enfin, en vue d'assurer le succès des prochaines élections, le Gouvernement a placé 20 millions de dollars dans un fonds fiduciaire https://www.haitilibre.com/article-32870-haiti-elections-premiere-contribution-de-20-millions-us-pour-le-referendum-et-les-elections.html géré conjointement avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) . Le Gouvernement d'Haïti a l'intention de contribuer davantage à ce fonds dans les prochaines semaines. En outre, la position officielle de nombreux Gouvernements étrangers et d'organisation internationales est clairement favorable aux prochaines élections. Des commentaires contradictoires et perturbateurs servent uniquement à mettre en péril le processus démocratique actuellement en cours au lieu de renforcer nos institutions. Le Gouvernement haïtien est, en outre, profondément préoccupé par l'implication potentielle de recommandations de politique étrangère mises en évidence dans la lettre, car elles sont susceptible d'engendrer davantage d'instabilité et de perturber le processus électoral. Nous mettons l’opinion publique en garde à savoir que, si ces recommandations sont mises en œuvre, que ce soit en partie ou entièrement, elles entraîneraient Haïti directement vers un gouvernement de transition, ce qui retarderait les élections dans le pays. Un Gouvernement de transition remplacerait, logiquement, le gouvernement démocratiquement élu ; pire, il serait manifestement illégal, en vertu de la Constitution haïtienne. Il n'y a pas de base légale pour ces recommandations antidémocratiques. Ainsi, la mise en place d'un Gouvernement de transition entraînerait la gouvernance par décret sans contrôle parlementaire, ainsi que le report certain des élections parlementaires pendant de nombreuses années. L'Ambassade de la République d'Haïti rejette également l'affirmation sans fondement selon laquelle l'administration Moise manque de crédibilité et de transparence pour organiser les élections. Constamment, le Président Moïse et le gouvernement ont encouragé la participation et invité des membres de la société civile, des représentants politiques et de la diaspora, à contribuer à la rédaction de la nouvelle Constitution et à la planification des élections. Aussi, selon un récent sondage d'opinions, 87% des Haïtiens, dont d'éminents acteurs de la société civile et des dirigeant politiques. soutiennent une réforme constitutionnelle. Le Gouvernement d'Haïti souhaite concerter avec ses partenaires internationaux. Cependant, ce dialogue doit se fonder sur le respect mutuel de la souveraineté de l'État, ainsi que de l'État de droit. Nous sommes prêts à accueillir l'assistance étrangère, y compris pour financer le processus électoral, pour l'observation internationale du processus, ou d'autres moyens. Nous nous engageons à organiser des élections crédibles et légitimes selon les normes internationales. Si les élections ne sont pas organisées cette année et une transition pacifique du Président Moise à son successeur n'est pas réalisée en février 2022, l'alternative s'avère dangereuse pour la démocratie en Haïti. En tant que première République noire du monde, Haïti a un rôle vital à jouer sur la scène mondiale et doit établir un bon précédent pour les autres nations. Nous sommes à l'aube d'un accomplissement historique - mettre Haïti sur la bonne voie vers la stabilité politique et économique à travers le processus électoral - et doit le mener à bien. Ce changement positif doit venir des Haïtiens à travers les urnes, comme cela se fait dans toutes les sociétés démocratiques. Comme l'a récemment déclaré le Président américain Joe Biden dans ses remarques à la conférence de Munich sur la sécurité “La démocratie n'est pas le fruit du hasard. Nous devons la défendre, lutter pour elle, la renforcer et la renouveler”. » Lire aussi : https://www.haitilibre.com/article-33594-haiti-actualite-zapping.html HL/ HaïtiLibre
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