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Haïti - Politique : L’État de Droit en Haïti est loin d’être une réalité...
05/12/2011 11:10:54

Haïti - Politique : L’État de Droit en Haïti est loin d’être une réalité...

Aujourd’hui, le concept « d’État de droit » est devenu très courant partout dans le monde. Les Nations Unies prônent actuellement un respect intégral des droits humains au niveau mondial. En Haïti, cet État de droit, est loin d’être une réalité selon l’analyse de plusieurs personnalités de la communauté Haïtienne.

Pour pouvoir aboutir à un État de droit en Haïti, une éducation civique de la population est nécessaire. Cette démarche devrait commencer à travers les établissements scolaires, qui est la base de la construction de cet État de droit, selon Me Luc François, un avocat militant du barreau de Jacmel « il est inconcevable que l’on continue à dire - Nul n’est censé ignorer la loi -, alors que la majorité des gens ne savent pas encore les lois » Pour l’homme de loi, l’éducation civique des jeunes, est un passage obligé, permettant d’inculquer les notions de droits et devoirs afin de développer chez ces derniers un sentiment patriotique. Me François, croit qu’un changement de mentalité doit être fait au niveau des citoyens haïtiens. « Il faut qu’il y ait effectivement une séparation des trois pouvoirs, notamment, l’Exécutif, le Législative et le Judicaire. Depuis très longtemps, on assiste à une pratique, où l’Exécutif veut toujours avoir l’emprise sur le pouvoir judiciaire. »

L’avocat militant de Jacmel, qualifie d’anormal le fait que la Police Nationale Haïtienne (PNH) fasse toujours du « tac au tac » avec la justice, tandis qu’elle constitue un élément du système judiciaire. Tout ceci représente un blocage pour arriver vers un État de droit en Haïti. Il plaide en faveur d’un respect et d’une application stricte des lois dans le pays, tout en souhaitant, que toutes les autorités assumeront leurs responsabilités « Tant que l’impunité règne dans le pays, ce problème persistera [...] Il nous faut l’unité entre tous les secteurs, notamment : les notables, les organisations de bases, les organisations non gouvernementales et autres. Dégager de nouvelles visions et cesser de défendre nos intérêts mesquins mais ceux du collectif » suggère Me Luc François.

Jean Jeudi, le défenseur des droits humains de la société Makaya (SOMA), à Jacmel, dit croire qu’une relation harmonieuse entre la société civile et le gouvernement, est l’un des facteurs clé dans le processus d’un État de droit en Haïti. Pour l’administrateur de la SOMA, les problèmes économiques auxquels Haïti est confronté, sont liés à la violence et la corruption au sein des institutions du pays. « Un plan stratégique doit être élaboré par les autorités étatiques permettant de mieux coordonner les actions des ONG et les autres institutions de la société civile. Les fonds débloqués pour l’exécution des projets dans les communautés, ne doivent pas être utilisés à d’autre fin » A indiqué le défenseur des droits humains. « Une plateforme de plaidoyer pourrait être mise sur pied, comportant des représentants de chaque commune du pays, visant à réfléchir sur les problèmes de leur zone et faire des propositions aux décideurs. »

Lors de son investiture le 14 mai 2011, au Palais National, le Président Michel Martelly avait mis l’accent sur l’Éducation, l’Environnement, l’Emploi et l’État de droit qui sont les quatre principaux axes de son gouvernement. Ces quatre grands piliers peuvent se résumer en un seul, « l’État de droit », en raison de l’interconnexion qui existe entre eux et que tous, font parti des droits fondamentaux.

HL/ Claudy Bélizaire



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Variou
Posté le 03/06/2019 22:41:51
Je vous félicite ça m'a beaucoup aider.
 




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