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Haïti - ONU : Les USA, le Kenya et Haïti, réclament une nouvelle force internationale 23/09/2025 09:41:39
Lundi à News York, lors d’une réunion de haut niveau, les États-Unis, le Kenya et Haïti ont appelé à soutenir la transformation de la mission multinationale se Soutien à la Sécurité (MMSS) en Haïti, en une « Force de Répression des Gangs» (FRG) plus robuste, avant un vote au Conseil de sécurité de l’ONU attendu dans les prochains jours Le Président du Kenya William Ruto a reconnu que l’action de la Mission avait été minée par le manque de moyens matériels, logistiques et financiers. « Sur les 2.500 policiers dont la force devait initialement être dotée, moins de 1,000 sont aujourd’hui déployés. A cela s’ajoutent des véhicules blindés américains défectueux et le manque de soutien international […] On ne peut pas dépendre de la charité. Les financements doivent être prévisibles », a insisté Ruto. Pour lui, seule une mission dotée d’objectifs clairs, de ressources garanties et d’un appui logistique solide permettrait de combler ces carences structurelles. Ce constat est partagé par les États-Unis, qui plaide pour transformer la Mission en Haïti en une FRG de 5,500 membres, mandatée par l’ONU au titre du Chapitre VII de la charte de l’organisation, qui permet au Conseil de sécurité d’autoriser le recours à la force militaire en cas de menace contre la Paix. Selon Christopher Landau secrétaire d’État adjoint des États-Unis « […] Malgré les contributions du Kenya et des pays qui ont rejoint la MSS, la mission ne dispose actuellement ni du mandat ni des ressources nécessaires pour faire face à l’ampleur croissante du défi. C’est pourquoi les États-Unis et le Panama ont collaboré avec Haïti pour introduire une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à créer une force de répression des gangs plus important […] Cette nouvelle force serait composée de plus de 5,500 hommes (policiers et soldats), soit plus de cinq fois la taille de la mission MSS actuelle, et opérerait sous un mandat autorisé par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Ce mandat permettrait à la force de cibler proactivement les gangs et de rétablir la sécurité en Haïti, tout en lui garantissant les outils nécessaires à sa réussite […] Malheureusement, l’adoption de cette résolution n’est pas une affaire conclue. Malgré le soutien massif du Conseil de sécurité de l’ONU, certains pays tentent encore d’empêcher son adoption (Russie et Chine https://www.haitilibre.com/article-45777-haiti-flash-le-sort-d-haiti-entre-les-mains-de-xi-et-poutine.html ) ou de ralentir notre intervention face à la situation critique d’Haïti. Il est temps d’agir, et les États-Unis appellent tous leurs partenaires à se joindre à nous pour faire pression en faveur de cette résolution cruciale avant l’expiration du mandat de la mission MSS le 2 octobre. » Pour les autorités haïtiennes, le déploiement d’une nouvelle force va dans le bon sens « Haïti ne peut et ne pourra faire face seule à cette crise sécuritaire alimentée par des réseaux criminels transnationaux », a affirmé durant la réunion Laurent Saint-Cyr, Président pro tempore du Conseil de transition en Haïti. Il a lancé un appel pour que la fin du mandat de la Mission, le 2 octobre 2025, ne se traduise pas par un vide sécuritaire. « Une interruption serait fatale pour Haïti », a-t-il averti. Le compte à rebours est enclenché, et l’heure, « n’est plus aux promesses mais à l’action » préviennent Washington, Nairobi et Port-au-Prince. Lire aussi : SL/ HaïtiLibre
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