|
||||||||||||||||||
| Téléchargez le décret et le calendrier électoral révisés, publiés au journal officiel |
|
|
Haïti - FLASH : Des enfants soldats armés, de 11 à 14 ans, en première ligne 06/03/2026 07:57:33
Vladimir Paraison le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) a reçu le 4 mars, l’expert indépendant des Nations Unies, William O’Neill. Accompagné de ses collaborateurs, O’Neill effectue cette visite dans le cadre de l’élaboration de son prochain rapport sur la situation sécuritaire en Haïti. Dès l’ouverture des échanges, la délégation onusienne a tenu à présenter ses sincères condoléances à la PNH pour les pertes subies par ses effectifs face aux terroristes. Qualifiant la situation de « plein enfer », Paraison a dressé un état des lieux préoccupant. Les gangs, extrêmement bien armés, ont durci leurs tactiques en utilisant désormais des tranchées, des pièges et des cocktails Molotov, rendant le combat avec les forces de l’Ordre encore plus périlleux, particulièrement dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Si la police s’efforce de s’adapter psychologiquement et techniquement, elle reste gravement entravée par un manque criant de moyens logistiques, plaçant ses espoirs dans le déploiement imminent de la Force de Répression des Gangs (FRG). La question des enfants au sein des gangs et leur utilisation comme enfants-soldats par les gangs terroristes a particulièrement alarmé O’Neill. Le Haut Commandement de la PNH a expliqué que les plus jeunes, âgés de 8 à 10 ans, sont utilisés comme guetteurs, tandis que ceux de 11 à 14 ans sont armés et envoyés en première ligne. Cette stratégie macabre des chefs de gang place les policiers, souvent parents eux-mêmes, face à un dilemme moral insoutenable lors des affrontements. Face à ce drame, la PNH admet son impuissance structurelle. La Brigade de Protection des Mineurs (BPM) ne dispose qu’une grande chambre et d’aucun centre adapté pour prendre en charge ces enfants, que ce soit sur le plan de la détention ou de la réinsertion. La police appelle donc à une réponse multidimensionnelle, impliquant l’État, l’Institut du Bien-Être Social (IBESR) et des partenaires comme l’UNICEF pour agir sur les volets éducatif et social. Enfin, le Haut Commandement a assuré à la délégation que des mécanismes stricts sont appliqués pour encadrer les interventions et respecter les droits humains. Des briefings sur les règles d’engagement sont systématiquement dispensés avant chaque opération, et l’Inspection Générale (IGPNH) traite activement 174 allégations de violations. Pour preuve de cette transparence, le Commandant en Chef a invité la délégation onusienne à accompagner les unités spécialisées sur le terrain afin de constater la complexité du combat en milieu urbain dense. HL/ HaïtiLibre
|
|
|
Pourquoi HaïtiLibre ? |
Contactez-nous |
Charte de modération |
Privacy policy |
English
Copyright © 2010 - 2026 Haitilibre.com -n |