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Le situation alimentaire continue de se détériorer en Haïti 18/04/2026 09:51:54
Le jeudi 16 avril 2026, la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) a procédé à la présentation officielle des derniers résultats actualisés de l’analyse IPC lors d’un événement organisé à l’hôtel Montana. De mars à juin 2026, plus de 5,83 millions de personnes (soit 52 % de la population analysée) seront confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC ou plus). Cela représente une légère amélioration par rapport à la projection précédente de 5,91 millions de personnes en Phase 3 ou plus dans l’analyse publiée en septembre 2025. Près de 1,9 million de personne (16 % de la population analysée) se trouvent en Phase 4 de l’IPC (Urgence), ce qui représente également une légère réduction de la gravité par rapport à l’estimation précédente, qui prévoyait que 2 millions de personnes seraient en Urgence (Phase 4 de l’IPC). Cependant, ces améliorations limitées et localisées demeurent insuffisantes pour inverser la tendance générale de l’insécurité alimentaire aiguë en Haïti. Ces impacts positifs limités comprennent un ralentissement de l’inflation annuelle, des conditions agricoles hivernales globalement favorables et un meilleur accès le long de certains axes routiers. Bien que l’inflation ait ralenti (passant de 31,9% en septembre 2025 à 22,1% en février 2026), le déclenchement du conflit au Moyen-Orient et le blocus du détroit d’Ormuz ont provoqué une perturbation majeure du système alimentaire mondial, avec des répercussions directes sur Haïti. Néanmoins, la période de mars à juin 2026, qui correspond à la période de soudure, représente une détérioration par rapport à la période précédente de septembre 2025 à février 2026, au cours de laquelle 5,7 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de Phase 3 de l’IPC ou plus. L’aggravation de la crise est la résultante entre autres de la violence armée de plus en plus étendue en région. Environ 90% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince étant désormais sous le contrôle des groupes armés. La violence continue d’étouffer l’économie haïtienne et de limiter le transport des marchandises ainsi que la circulation des personnes, avec de nombreuses personnes parmi les plus vulnérables contraintes de rejoindre des groupes armés pour subvenir aux besoins de leurs familles. L’ouragan Melissa a également frappé le sud du pays en octobre 2025, provoquant des pluies torrentielles, des inondations, des glissements de terrain et des destructions dans la région du Grand Sud (Sud, Grand-Anse, Nippes), à l’ouest (autour de Petit-Goâve et de Port-au-Prince) et au sud-est (Marigot). La situation économique générale a un impact encore plus important sur les personnes déjà touchées par l’ouragan. Sur les 30 zones analysées, 10 restent classées en Phase 4 de l’IPC (Urgence). Il s’agit notamment des deux zones du département du Nord-Ouest, de trois zones du département de l’Artibonite (à l’exception des Gonaïves), du Bas-Plateau, des camps de déplacés, de La Gonâve, de la zone HT07 dans le Sud-Est (arrondissement de Belle- Anse) et des quartiers pauvres de Port-au-Prince et de Cité Soleil. Le reste du pays devrait rester en Phase 3 de l’IPC (Crise). Actions recommandées : Interventions d'urgence : Considérant la sévérité de l'insécurité alimentaire dans les zones classées en Phase 4 (Urgence) de l'IPC, il est impératif de mettre en œuvre des actions urgentes. Ces interventions doivent prioritairement venir en aide aux ménages les plus pauvres et les plus affectés pour subvenir à leurs besoins, sauver leur vie, réduire significativement leurs déficits de consommation alimentaire et éviter des pertes totales et irrémédiables de leurs moyens d’existence. Appui aux moyens d’existence : Les chocs successifs, notamment climatiques et économiques, ont gravement affaibli la résilience des ménages. Un soutien rapide est nécessaire pour rétablir les moyens de subsistance et les actifs productifs, notamment par le biais d'intrants agricoles, d'aides à l'élevage, de crédits ruraux, d'une aide matérielle et d'interventions en espèces. Ces mesures sont essentielles pour soutenir la campagne agricole du printemps 2026 et aider les ménages à retrouver leurs sources de revenus. Articulation entre l'urgence et le développement : L'accès limité aux services de base et les défis en matière de gouvernance continuent d'avoir un impact négatif sur l'insécurité alimentaire aiguë des ménages. Il est essentiel de renforcer les liens entre les interventions d'urgence, le développement et les efforts de consolidation de la paix afin d'obtenir des effets plus durables et transformateurs sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages et de favoriser la stabilité dans les zones touchées. HL/ HaïtiLibre
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